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Déplacements
A terre, par sa démarche lente
et lourde, le castor présente un aspect plutôt
"pataud", il est cependant capable en cas de danger,
d'effectuer des petits bonds pour fuir rapidement. Au cours
de la marche quadrupède la queue est généralement
soulevée et donc ne laisse de trace bien visible que
dans un sol très meuble ou dans la neige. Quand il
s'assoit sur son arrière train il la rabat sur un côté
ou la ramène sous lui en avant, elle lui sert alors
de "table" (voir
un schéma), attitude observée aussi en position
de caecotrophie. Le castor peut adopter une station bipède
qui lui permet de libérer ses pattes antérieures,
la queue faisant cette fois office de béquille. Il
arrive aussi qu'une mère transporte ses petits sur
sa queue traînant à terre.
L'animal paraît beaucoup plus à
l'aise dans l'eau où il progresse avec facilité
grâce à de nombreuses adaptations à la
vie aquatique et à la nage.
Pour flotter en surface le castor allonge horizontalement
son corps, seuls sont alors visibles le haut de la tête
et de l'échine, et parfois uniquement le haut de la
tête, la queue se trouvant juste au dessous du niveau
de l'eau (voir
schéma). Il avance lentement, silencieusement et
sans remous grâce aux battement alternatif des pattes
arrières et se laisse souvent porter par le courant
; on peut alors, dans la pénombre facilement le confondre
avec un vulgaire morceau de bois dérivant. En revanche
cette position permet de le distinguer aisément du
ragondin chez lequel la tête et l'arrière-train
sont émergés lors de la nage.
En plongée, la queue, par des battements vigoureux
dans un plan vertical, amplifie le mouvement des pattes arrières
et permet une nage beaucoup plus rapide dont, cependant, aucune
manifestation n'est visible à la surface. Elle joue,
de plus, le rôle de gouvernail tout comme pendant la
nage en surface.
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