Le terrier
Il constitue l'habitation naturelle du castor.
En effet, le rongeur ne recourt à la hutte que si la
hauteur des berges ne lui permet pas d'y creuser un terrier.
Le plus souvent son entrée est amorcée sous
une souche, entre les racines pour en consolider la structure.
Les déblais sont évacués au loin, jusqu'au
milieu du lit du cours d'eau, ceci dans le but de conserver
la profondeur minimale de 50 à 60 cm à
proximité du gîte.
L'animal creuse avec ses pattes antérieures dont les
doigts, excepté le premier, possèdent des ongles
courts, forts et recourbés particulièrement
adaptés au fouissage; les racines rencontrées
sont rongées.
L'entrée, toujours immergée, est prolongée
par une galerie de 30 à 40 cm de diamètre
pouvant mesurer plusieurs mètres de long. cette galerie
aboutit à une chambre ou loge, généralement
unique, de forme ovale et d'une hauteur de 40 cm pour un diamètre
de 50 à 80 cm. La loge est toujours située
au dessus du niveau de l'eau, à une hauteur suffisante
pour prévenir une montée des eaux suite à
une crue subite. Son plancher est recouvert d'une litière
constituée de longues échardes de bois souples ; pour la conserver sèche et propre, le castor
la renouvelle fréquemment et évacue celle qui
est humide dans sa gueule jusqu'à l'extérieur
du terrier. L'aération est assurée par une cheminée
de 10 à 15 cm de diamètre, ouverte de l'intérieur
et très souvent dissimulée sous la végétation.
Il n'est pas rare que le castor en creusant son terrier perce
le plafond de la berge lorsque celui-ci est trop bas. Il essaiera
alors de colmater l'orifice à l'aide de quelques branches
et de boue et s'il n'y parvient pas se verra contraint de
construire une hutte.

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