Castor fiber
Accueil E-mail
Accueil > Constructions
 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

La hutte

Son édification n'est donc entreprise que lorsque les tentatives pour creuser un terrier se sont révélées infructueuses.
Bâtir un hutte nécessite beaucoup plus de travail que creuser un terrier, aussi elle ne sera abandonnée que dans des conditions extrêmes (destruction quasi-complète, assèchement du cours d'eau...).

Les huttes que l'on rencontre dans les vallées cévenoles sont plus exactement des huttes-terriers ; adossées à la berge elles ont une forme de quart ou de demi-sphère et peuvent atteindre un diamètre de 6 mètre à leur base et une hauteur de 1,70 m. Très fréquemment on peut observer qu'elles sont amarrées à des arbustes ou même à un arbre. L'entrée, toujours située au dessous du niveau de l'eau, est creusée dans la berge. La loge peut se trouver jusqu'à 50 com au dessus du sol environnant, ella les mêmes formes et dimensions que dans un terrier et son organisation y est identique (plancher recouvert de litière, cheminée d'aération).
Ce type de hutte est ordinairement bâtie par l'arrière, l'animal monte sur la berge par des rampes quie contournent l'édifice et se rejoignent à son sommet. La face orientée vers l'eau présente donc un aspect différent de celle par laquelle sont montés les matériaux, elle est plus abrupte, désordonnée et moins bien colmatée. L'édifice est constitué de pièces de bois de 5 à 7 cm de diamètre et mesurant jusqu'à 3 mètres de long qui sont croisées à son sommet, les interstices sont colmatés par de la boue ou des débris végétaux provenant du lit du cours d'eau.
L'entretien est réalisé par l'ajout d'une nouvelle couche de bois qui sera recouverte de boue par la suite. Cette opération est effectuée plusieurs fois par an et plus ou moins fréquemment selon les conditions climatiques.
Les huttes que l'on peut observer en Vallée Française ressemblent plus à première vue à un amas de bois mort amené par une crue qu'à une quelconque construction. Leur forme est assez irrégulière et le lit sableux et pierreux du cours d'eau rend impossible tout colmatage de boue qui assure habituellement la finition de l'ouvrage. Toutefois plusieurs facteurs permettent de s'assurer que l'on est bien en présence d'une habitation de castor : leur emplacement, la forte proportion de bois écorcé et rongé que présente la structure, les traces laissées dans le lit du ruisseau par les multiples allées et venues des locataires.

La hutte-en-île est, elle, exceptionnelle en France, seules quelques-unes ont été observées dans le Vallée du Rhône, on les trouve essentiellement dnas les grands espaces canadiens, russes ou scandinaves.
Soit c'est une hutte construite sur une berge et qui en a été isolée à la suite d'une montée des eaux, soit elle est directement édifiée au milieu d'un plan d'eau. Dans ce dernier cas, les castors déposent des branche sur le fond jusqu'à ce que l'amoncellement de bois dépasse le niveau de l'eau. Ils rongeront ensuite l'entrée et la loge à l'intérieure. Une telle hutte a le plus souvent l'aspect d'une coupole régulière pouvant atteindre dix mètres de diamètre et cinq mètres de haut, la partie émergée pouvant elle dépasser le mètre.
Haut de page

     
© Marc Lercari 2004