Autres constructions
Les constructions autres que le gîte,
ont pour but d'améliorer l'habitabilité ou d'étendre
les dimensions du territoire.
Les barrages servent à créer
ou maintenir une profondeur suffisante du cours d'eau pour
conserver l'entrée du gîte immergée
ou permettre l'accès, par voie d'eau, à des
réserves de nourriture.
Si les retenues d'eau construites par des castors le sont
toujours selon le même schéma, il est évident
que celles rencontrées dans les vallées cévenoles
n'ont pas les mêmes dimensions que les ouvrages réalisés
dans les pays du nord de l'Europe ou de l'Amérique
et qui peuvent s'étendre sur plusieurs centaines de
mètres de long.
Ces digues sont constituées de pièces de bois
disposées à 45° parallèlement au
cours d'eau. La base des branches est fichée en aval
dans le lit de la rivière alors que leur ramifications,
entrecroisées en amont, serviront à retenir
les matériaux de colmatage poussés dans le sens
du courant. De longues branches prenant appui sur la berge,
et parfois coincées entre les troncs d'arbre qui poussent
sur la rive, peuvent étayer transversalement la construction.
Il est également très fréquent que des
pierres, pesant jusqu'à 3 kg soient ajoutées
à l'édifice pour maintenir par leur poids les
matériaux plus légers. Le colmatage est toujours
réalisé par l'amont, l'animal pousse divers
matériaux : sable, gravier, débris végétaux,
boue ou vase lorsque celles-ci sont présentes dans
le lit du cours d'eau, mais aussi différentes épaves
charriées par le courant (plastique...). Ces matériaux
s'incorporent dans l'entrelacs de branchages qui peut ainsi
se retrouver complètement recouvert de par l'amont.
Il convient de noter que les barrages pouvant être observés
dans les vallées cévenoles sont des ouvrages
temporaires, construits et entretenus pendant les 3 ou 4 mois
de sécheresse estivale et emportés dès
les premières violentes crues automnales.
De plus, un petit barrage ressemble à un simple amas
de bois flotté et il arrive qu'enfants et castors entretiennent
un même ouvrage, ceci bien sûr à des heures
différentes de la journée, il est alors difficile
de certifier que l'on est en présence d'une réalisation
de l'animal.
Le castor est également capable de creuser des canaux
pour s'aménager une voie d'accès à d'autres
points d'eau ou à des réserves de nourriture
situées au delà de la distance qu'il ose parcourir
à pied sec. Toutefois il n'en existe pas dans les vallées
cévenoles.

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