|
|
Biotope
On retrouve dans tous mileux habités par le castor
deux facteurs constants : l'eau,
dont la présence est permanente, et une végétation
arborescente riveraine.
Les castors préfèrent une eau calme
dont la profondeur est suffisante pour y nager et immerger l'entrée
du gîte, soit au minimum une soixantaine de centimètres.
Cette profondeur pourra être atteinte grâce à
la construction de barrage. La dénivellation du cours
d'eau ne doit pas dépasser 1%. On rencontre ainsi l'espèce,
aussi bien dans des rivières calmes, des lacs, des étangs
et même des grands fleuves que dans de simples ruisseaux
pourvus de quelques creux profonds. Certains cours d'eau habités,
dans le Midi de la France (Gorges de Gardon), sont asséchés
durant 3 ou 4 mois en été et les animaux trouvent
alors refuge dans des grottes ou des cavernes à l'intérieur
desquelles l'eau persiste.
La qualité de l'eau n'est pas d'une importance primordiale
pour l'espèce, qui s'avère relativement pollurésistante.
Ceci pouvant s'expliquer par divers comportements et aptitudes
de l'animal. Il est en effet capable d'isoler la plupart de
ses organes au cours de la plongée, grâce à
de nombreuses
adaptations anatomiques et morphologiques, en revanche
il ne peut se lécher la fourrure au cours de la toilette,
sa langue trop courte ne pouvant dépasser les incisives.
En outre, il se nourrit essentiellement de végétaux
terrestres qui ne seront généralement pas touchés
par une pollution du cours d'eau. On peut ainsi observer des
individus vivant dans des rivières collectant les égouts
d'agglomérations et qui n'en semblent pas gênés,
certains ont été rencontrés, installés
à un kilomètre du centre de Lyon et en Avignon
même.
La végétation arborescente représente
une réserve de nourriture mais aussi de matériaux
de construction. Elle sera préférentiellement
composées de Salicacées et doit être située
à moins d'une trentaine de mètres des rives. Les
berges doivent pouvoir être escaladées à
partir du cours d'eau et présenter des portions suffisamment
hautes pour y creuser des terriers, alternant avec des plages
permettant un accès à la végétation
qui y pousse.
La présence de l'homme est bien tolérée
et le castor s'installe parfois à une proximité
étonnante des habitations humaines. Ce qui peut parfois,
poser quelques problèmes.
La relative uniformité du milieu aquatique d'eau douce
sous les différentes latitudes et les capacités
d'adaptation de l'espèce permettent au castor d'occuper
une aire géographique étendue : on le retrouve
aussi bien sur le pourtour Méditerranéen qu'en
Scandinavie, dans les plaines russes ou dans les montagnes Rocheuses.
 |
|
|