Marquage -
le castoréum
Le marquage est effectué par
des dépôts de castoréum,
substance odorante élaborée dans les glandes
préputiales ou glandes à castoréum, et
selon certains auteurs également par le produit des
glandes anales. Ces glandes ainsi que l'anus, les orifices
génitaux et urinaires débouchent dans un pseudo-cloaque.
Si le rôle des substances produites par les glandes
anales dans les processus de marquage du territoire est mal
connu, celui du castoréum est en revanche évident
et connu depuis très longtemps.
L'animal, mâle ou femelle, réalise un petit monticule
de boue, de vase, de débris végétaux
ou de neige qu'il pétrit avec ses mains. Puis il se
retourne, soulève sa queue et projette le castoréum
par une bruyante émission gazeuse. Celui-ci de couleur
brune-orangée devient brun foncé, le phénol
qu'il contient s'oxydant à l'air libre. Kingston (1965)
a établi que 50 produits différents entraient
dans le composition du castoréum chez le castor canadien,
dont l'acide salicylique, provenant de l'alimentation
riche en salicacées de l'animal et qui confère
à la phéromone des propriétés
fébrifuges, jadis utilisées en pharmacologie.
Ces dépôts se situent à vingt ou trente
centimètres au dessus du niveau de l'eau sur des petites
criques réservées à cet usage. On les
trouve à proximité d'un gîte, d'un réfectoire,
d'une réserve de nourriture ou d'une rampe d'accès
sur la berge et ils sont d'autant plus nombreux que l'on se
rapproche d'une habitation.
La fréquence selon laquelle est réalisé
ce marquage varie au cours de l'année. D'une manière
générale, c'est au cours de la période
de rut et de transit des jeunes passagers à la recherche
d'un territoire que les dépôts de castoréum
sont le plus souvent renouvelés, soit du mois de décembre
au mois de mars.
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